Formation continue

Les soins palliatifs en première ligne

Louise La Fontaine  |  2021-04-28

La douleur n’est pas l’unique symptôme en soins palliatifs. En fin de vie, on trouve de la dyspnée (60 %–95 %), des nausées (20 %–70 %) et de la constipation (65 %–90 %)1. Par conséquent, il faut être méthodique pour pouvoir aider efficacement nos patients avec ces symptômes fréquents. Êtes-vous bien outillés ?

Avez-vous déjà dit à votre patient qu’il prendrait sa statine « à vie » ? Notre formation médicale met l’accent sur quand, comment et quoi prescrire. Nous réévaluons aussi périodiquement la liste de médicaments de nos patients. Dans certaines situations, comme les soins palliatifs, nous sommes appelés à déprescrire. Vous sentez-vous à l’aise de le faire ?

La prévalence des maladies chroniques est grandissante dans la population vieillissante. Au cours des dernières années, des études épidémiologiques ont recensé qu’environ 600 000 Canadiens sont atteints d’insuffisance cardiaque (IC)1, 2,6 millions, de bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO)2 et 3 millions, d’insuffisance rénale chronique (IRC)3.

4. La méthadone et les cannabinoïdes en coanalgésie

quand 1+1 font 3

Patrick Vinay et Sarah Girard  |  2021-04-28

« Docteur, la douleur à l’épaule me vient maintenant en pics intolérables qui sont peu soulagés par vos entredoses ! » Un ajustement du traitement médicamenteux est clairement requis pour assurer le confort du patient et rendre possible des moments relationnels essentiels.

5. Les urgences en soins palliatifs

l’ABC du confort

Stéphanie Perron  |  2021-04-28

Les urgences en soins palliatifs sont multiples, que ce soit l’agitation (de 25 % à 88 % des patients en phase terminale1), les convulsions (de 35 % à 50 % des patients atteints d’une tumeur cérébrale2) ou une hémorragie (de 6 % à 10 % des patients en soins palliatifs3). La dyspnée, la douleur réfractaire, les vomissements réfractaires constituent d’autres urgences dont nous ne traiterons pas dans notre article.

À titre de médecin de famille, vous avez régulièrement le privilège de voir vos petits patients devenir grands. Toutefois, la transition de l’enfance à l’âge adulte n’est pas toujours de tout repos, que ce soit pour les enfants, les parents... ou les cliniciens !

Bien que la puberté suive habituellement une séquence logique et programmée, il arrive que les changements pubertaires se démarquent de la norme : trop tôt, trop tard ou même dans le désordre ! Partons à l’abordage de la thélarche et de la pubarche précoces ! Aujourd’hui, trois familles viennent vous rencontrer afin vous faire part de leurs inquiétudes quant à la puberté : « Docteur, mon enfant est-il normal ? »

L’apparition prématurée des signes cliniques de puberté peut inquiéter bien des parents et constituer un signal d’alarme d’un problème sérieux sous-jacent, surtout chez le garçon. Comment bien aborder cette situation et quand devrait-on s’en inquiéter ?